Prenons mon cas, par exemple

J’ai commencé à écrire vers l’âge de 9 ou 10 ans.

La trace la plus ancienne de mes œuvres de jeunesse – pas nécessairement celle dont je suis le plus fier – s’intitule Les aventures de Fantômet que je signais du pseudonyme Hespé. Hommage à mes inspirateurs ou plagiat éhonté ? Hmm… Disons que je n’avais pas encore vraiment digéré mes sources.

Arrivé au collège, influencé par un film en particulier et de nombreuses aventures de super-héros, j’ai produit de nouvelles œuvres originales mettant en scène la montée au pouvoir d’un Empereur galactique, un ordre de chevaliers valeureux, quelques robots et un nombre impressionnant de planètes exotiques.

Pas mal pour les années collège, non ?

J’aimerais pouvoir dire que ma carrière a pris fin parce que les auteurs qui m’ont inspiré se sont tous ligués contre moi et, après un long procès pour plagiat – que j’ai gagné, bien sûr – l’affaire m’a dégoûté à jamais de l’écriture.

Mais non.

Ma carrière s’est arrêtée parce que malgré mes efforts, aucune de ces histoires n’a dépassé le cap des quatre ou cinq premiers chapitres.

Oh, j’avais l’ambition de raconter beaucoup plus. J’avais établi une chronologie qui s’étalait sur plus de mille ans d’histoire galactique. Mais tous les deux ou trois ans je recommençais à zéro, avec un nouveau cahier, plus tard un nouveau fichier, à chaque fois un nouvel angle et d’excellentes intentions, mais toujours pour quatre ou cinq premiers chapitres.

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